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Tapisserie siège : garniture traditionnelle – Le sanglage : étape 2

Un sanglage est un procédé qui consiste à entrecroiser des sangles entre elles afin de former une plateforme rigide et solide et recevoir l’ensemble de la garniture. Cette deuxième étape du garnissage traditionnelle d’un pouf doit être réalisé avec beaucoup de soin, car c’est le sanglage qui supporte le poids de l’utilisateur.

Avant de démarrer votre sanglage, vous devez tracer, sous la ceinture, le milieu de son épaisseur puis trace l’axe du siège sur les traverses avant et arrière (procédé vu dans l’article : Garnissage siège traditionnelle – La préparation : étape 1 –https://dusiegealabatjour.com/2020/04/01/garniture-siege-traditionnelle-etape-1/)

Le sanglage débute toujours par la traverse arrière et les sangles sont réparties suivant l’axe du pouf. On doit en mettre un maximum de sangles afin qu’elles se touchent entre elles.

Comment poser les sangles ?

L’opération de pose des sangles consiste à replier la sangle sur elle-même pour obtenir un rebord d’environ 2 cm. On appelle celà un « rempli » qui peut être réalisé sur le dessus ou à l’extérieur de la traverse selon le modèle du siège.

Sanglage au départ : 5 semences

Puis deux semences sont placées à chaque extrémité de la sangle, une semence à chaque extrémité afin de maintenir la sangle en place. Une troisième semence est fixée au milieu des deux premières et enfin deux dernières semences posées entre chaque espace ainsi obtenu. Vous avez au total cinq semences.

Remarques : les pointes des semences doivent absolument être placées sur la ligne du milieu de la traverse afin d’éviter de fendre le bois et elles doivent être fixées à fond à la verticale afin d’obtenir un maximum de solidité.

Sanglage opération intermédiaire – arrivée avec tension : 4 semences

Afin de tendre la sangle, on utilise ce que l’on appelle un tire-sangle que l’on positionne sur le bois de la traverse opposée de façon à faire levier. La sangle ainsi maintenue est clouée à plat avec quatre semences tout en veillant à maintenir la tension avec le tire-sangle.

Sanglage final – rempli d’arrivée : 3 semences

Lorsque les quatre semences sont fixées, la sangle doit être coupée à 2 ou 3 cm derrière les semences afin d’obtenir une bande que l’on replie sur la sangle en la clouant avec trois semences que l’on placera sur les bords et aux endroits laissés libres par les quatre semences précédentes.

Cette opération doit être répétée pour les sangles suivantes.

Le sanglage doit ressembler à un damier.

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André-Jacob ROUBO (1739/1791) Menuisier et ébéniste français Partie I – Les sièges

André-Jacob Roubo est un menuisier et ébéniste français. Il est né en 1739 à Paris, ville au sein de laquelle, il est mort le 10 janvier 1791. André-Jacob Roubo est connu pour son ouvrage l’Art du Menuisier.

D’origine extrêmement modeste, André-Jacob Roubo est fils et petit-fils de compagnons menuisiers, il est devenu à son tour compagnon.

Elève de l’architecte Blondel, André-Jacob Roubo a reçu le titre de Maître en 1770 au titre de la parution en 1769 de la Première partie de l’Art du Menuisier. Le fait est exceptionnel car dans le compagnonnage, la Maîtrise s’obtient uniquement sur la base de la réalisation d’un chef-d’œuvre et jamais par la rédaction d’un travail.

André-Jacob Roubo est connu pour son ouvrage l’Art du Menuisier. Cet ouvrage, publié entre 1769 et 1782, représente un traité complet sur la menuiserie ainsi que tous les métiers associés.

En 1777, André-Jacob Roubo publie également la première partie d’un Traité de la construction des théâtres et des machines théâtrales.

L’art du menuisier publié entre 1769 et 1775

André-Jacob Roubo a publié l’Art du Menuisier entre 1769 et 1775. Son œuvre très détaillée sur le métier de menuisier est également agrémentée de planches qu’il a lui-même gravées. L’Art du Menuisier se divise de la façon suivante :

  • L’Art du Menuisier : partie 1 parue en 1769, planches numérotées de 1 à 50
  • L’Art du Menuisier : partie 2 parue en 1770, planches numérotées de 51 à 170
  • L’Art du Menuisier-Carrossier : partie 3 section 1 parue en 1771, planches numérotées de 171 à 221
  • L’Art du Menuisier en Meubles – partie 3 section 2 parue en 1772, planches numérotées de 222 à 276
  • L’Art du Menuisier Ebéniste – partie 3 section 3 parue en 1774, planches numérotées de 277 à 337
  • L’Art du Treillageur ou Menuiserie des Jardins – partie 4 parue en 1775, planches numérotées de 338 à 381
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Tapisserie siège : garniture traditionnelle – La préparation : étape 1

Cet article est consacré à la garniture siège traditionnelle. La première étape concerne la préparation du siège. Nous allons prendre comme support le pouf.

Le pouf peut revêtir différentes formes : carré, ronde, ovale ou rectangulaire.

Quelle que soit la forme de votre pouf, avant de démarrer sa garniture, il y a des opérations préalables à respecter. Elles sont au nombre de quatre, listées ci-dessous.

1. Vérifier la solidité et la stabilité de la carcasse

Que votre carcasse soit neuve ou usagée, il convient de vérifier sa solidité et sa stabilité. Pour celà, deux opérations à mener :

  • contrôler le collage des assemblages en faisant bouger les différents éléments du siège,
  • contrôler les taquets et les équerres en les tapotant légèrement avec un maillet en bois.

2. Protection du bois

Avant d’exécuter tout travail de garniture, il faut protéger les bois. Cette opération évite d’abîmer le bois lors de frottements ou de coups. Pour celà, il faut envelopper les pieds du siège dans des chutes de tissu et de fixer sous les pieds des petites plaquettes de bois ou des patins pour limiter l’usure à la base des pieds.

3. Préparation des chanfreins

Le chanfrein s’obtient en abattant la carre extérieure de la carcasse à 45°. Pour rappel, la carre correspond à l’arête d’un angle à 90°.

Le chanfrein est réalisé à l’aide d’une râpe sur une largeur de 5 à 6 mm.

Le chanfrein permet de recevoir et fixer les semences au moment du rabattage.

Afin d’être efficace, le chanfrein doit être réalisé de manière très régulière.

Le chanfrein doit être suffisamment large pour recevoir la têt de la semence.

4. Tracer les axes

La dernière étape consiste à tracer les axes de symétrie sur les traverses du siège. Durant toutes les étapes du garnissage, depuis le sanglage jusqu’à la finition, votre travail devra être réalisé de façon symétrique, de fait, le traçage des axes permettent une bonne répartition des sangles et des différentes toiles.

Attention à ne jamais tracer les axes sur les parties apparentes de la carcasse.