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L’abat-jour droit ovale

L’abat-jour ovale fait partie de la famille des abat-jours droits qui sont les abat-jours les plus simples à confectionner. L’abat-jour droit que je vous propose est ovale mais vous pouvez également trouver des abat-jours droits rond, carré ou rectangulaire. Tous ces abat-jours droits présentent la particularité d’avoir un jeu de cercle de même diamètre.

Pour la réalisation d’un abat-jour droit ovale, il vous faudra les fournitures suivantes :

  • un cercle ovale dit tête qui correspond à la partie inférieure de l’abat-jour,
  • un cercle ovale dit nu qui correspond à la partie supérieur de l’abat-jour,
  • pour la réalisation du patron : un rouleau de papier kraft ou papier pour patron de 80/90 gr (ces éléments seront repris dans un article dédié au calcul et traçage d’un gabarit),
  • du polyphane,
  • de la colle transparente,
  • de la colle blanche vinylique,
  • un pinceau pour la colle,
  • des pinces à linges en bois,
  • 50 cm de tissu en coton,
  • du scotch repositionnable,
  • un crayon à papier,
  • une règle,
  • une équerre,
  • une paire de ciseau,
  • du papier à poncer,
  • des houzeaux pour l’équerrage,
  • des épingles à couture.

Dans notre exemple, nous allons travailler sur une forme droite avec un ovale de dimensions suivantes : hauteur = 11 cm – diamètre = 15 cm.

La technique utilisée est celle du rembordement, c’est à dire la technique du rouloté que l’on va mettre en place tout autour des cercles.

Pour cet article, le polyphane est déjà prêt au dimension de la carcasse. Je vous expliquerais dans un autre post comment calculer et découper votre gabarit en fonction de votre carcasse.

Avant de se lancer dans la réalisation d’un abat-jour, il faut toujours avoir son pied de lampe au préalable afin de pouvoir déterminer la taille et la forme de l’abat-jour.

Il faut avant tout poncer les deux cercles afin que la pose du polyphane et du tissu adhère mieux sinon la surface des cercles est trop lisse. Puis on procède à l’essayage du polyphane avec des pinces à linge en bois.

On commence par le cercle du bas, le rentré du cercle vers soi et en commençant par la soudure. On continue la même opération avec le cercle du haut. Déposez deux morceaux de scotch sur le raccord du polyphane pour le maintenir en place.

Astuce : il faut bien enfoncer les pinces à linge et il ne faut pas de jour ou très peu entre le polyphane et le cercle.

L’étape suivante consiste à marquer le raccord du polyphane au crayon à papier en bas et en haut de l’abat-jour sans oublier d’indiquer un astérix pour indiquer la partie gauche de l’abat-jour.

L’équerrage du tissu

L’équerrage du tissu doit être réalisé soit avec un houzeau pour le droit fil ou sinon on peut privilégier le motif pour être droit. Il faut laisser tout autour du tissu au moins 3 cm en maintenant le tissu avec des épingles à couture.

Sur le côté droit du tissu, on va laisser une marge de 1,6 cm et sur le haut et le bas du tissu, on va laisser une marge de 1,1 cm.

Astuce : pour la marge de 1,1 cm, on peut confectionner un petit polyphane qui va nous permettre de positionner les deux marges à 1,1 cm et qui va nous servir de marqueur.

On utilise deux colles différentes dans la réalisation des abat-jours : la colle transparente pour coller le polyphane sur les cercles et la colle blanche vinylique pour le rembordage du tissu.

La colle vinylique est également utilisée sur les marges du tissu afin d’éviter tout effilochage. A l’aide du pinceau, déposer juste un filet de colle sur le tissu.

On met de la colle tout autour sur les bandes du haut et du bas à 1,1 cm plus sur le côté gauche sur la bordure plus sur le côté droit sur la bande de 1,6 cm sauf sur les carrés en haut en bas, juste sur les lignes qui seront découpées. Puis on procède au découpage du tissu.

Sur la bande droite du tissu, celle qui correspond à 1,6 cm de marge, on va déposer du scotch double face de 1,5 cm. Pour bien fixer le scotch double face sur le tissu, on utilisera un plioir. Une fois le scotch double face posé sur le tissu, retirez la pellicule du scotch et replier le tissu.

Le polyphane ainsi habillé avec le tissu doit être remonté sur les cercles avec des pinces à linge en bois.

A l’aide d’une languette en polyphane, déposer un peu de colle transparente qui vous permettra de coller le polyphane sur les cercles.

Faire coulisser la languette en polyphane imbibée de colle le long du cercle afin de l’en imprégner. Commencez par le raccord vertical pour se repérer.

Une fous que vous avez fait le tour complet des deux cercles grâce à la languette imbibée de colle transparente, au niveau du raccord, il faut couper en biais le tissu intérieur puis couper en Y au niveau des branches de la bague de douille, tout en veillant à s’arrêter à 3 mm avant le cercle.

Le rembordement

Le rembordement doit avant tout être réalisé sans coller le tissu autour des cercles. Cette méthode permet de savoir si l’on a trop de tissu auquel cas, il faudra couper le tissu excèdent avant le rembordement.

Pour remborder votre tissu autour des cercles, vous pouvez vous aider grâce à un outil plat qui vous permettra de faire pénétrer proprement le tissu sous les cercles.

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Abat-jour : comment équerrer un tissu ?

Le sens du tissu

Un tissu est formé du croisement des fils de chaine et des fils de trame. Les fils de chaine sont parallèles à la lisière du tissu et les fils de trame sont perpendiculaires au fil de chaine.

L’équerrage du tissu

L’équerrage d’un tissu consiste à rendre perpendiculaires entre eux les fils de trame et les fils de chaine.

Cette opération de base est très importante car elle permet de découper correctement le tissu qui servira soit pour un abat-jour contrecollé ou encore pour former les plis ou les fronces d’un abat-jour couture.

dusiegealabatjour – équerrage d’un tissu
  1. placez votre tissu sur un carton gris de travail,
  2. disposez votre règle le long du fil de trame à un ou deux centimètres par rapport à la hauteur du tissu puis épinglez le haut du tissu,
  3. posez une équerre perpendiculairement à la règle à un ou deux centimètres de la lisière du tissu, maintenir les fils de chaine de façon à ce qu’ils suivent le côté de l’équerre, puis épinglez la lisière gauche du tissu,
  4. vous pouvez également épingler la lisère droit du tissu ce qui vous permettra d’avoi plus d’aisance dans la manipulation de votre tissu,
  5. enfin, de façon à ce que le tissu soit bien positionné sur le carton de travail, épinglez le bas du tissu.

A noter : l’épinglage du tissu doit être réalisé en trois, voir quatre temps

  1. l’épinglage sur le haut du tissu le long du fil de trame,
  2. l’épinglage sur le côté gauche de la lisière du tissu,
  3. l’épinglage sur le côté droit de la lisière du tissu (optionnel),
  4. l’épinglage sur le bas du tissu.
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Abat-jour contrecollé : le matériel nécessaire

Si vous vous lancez dans la confection d’abat-jour, il faudra vous munir d’un minimum de matériel. Vous trouverez ci-après une liste non exhaustive qui peut évoluer en fonction de votre projet.

Pour le traçage du patron de l’abat-jour contrecollé

  1. pour la protection de votre plan de travail : un carton propre de 3 ou 4 mm d’épaisseur ou une planche de coupe – certaines planches de coupe sont imprimées d’un quadrillage millimétré et supportent les découpes au cutter,
  2. une règle plate métallique gradué de 50 cm minimum – plus la règle est lourde plus la découpe est précise,
  3. une équerre pour construire les patrons et équerrer les tissus,
  4. un compas pour construire les patrons,
  5. un rapporteur afin de repérer l’angle de fermeture des abat-jour contrecollés et reporter les angles des abat-jour lors du traçage des patrons,
  6. un rouleau de papier kraft ou des grandes feuilles blanches afin de fabriquer les patrons. Si vous choisissez du papier kraft pour réaliser les patrons, choisissez le en rouleau avec un grammage supérieur à 110g/m², le kraft sera plus simple à travailler,

Pour la coupe du patron de l’abat-jour contrecollé

  1. un cutter ou une paire de ciseaux courges pour la découpe du polyphane et des papiers,
  2. une paire de ciseaux pointus pour la découpe du tissu,

Pour la fixation et le collage du patron de l’abat-jour contrecollé

  1. des pinces à linge afin de maintenir le polyphane sur la carcasse,
  2. un pot de colle vinylique blanche : elle s’utiliser pour remborder les marges de tissu ou de papier autour des carcasses et pour fixer les galons ou les soutaches sur les abat-jour contrecollés ou abat-jour couture. Cette colle permet également l’effilochage du tissu, il suffit pour celà de passer un léger film sur les marges des tissus avant leur découpe.
  3. un ou des pinceaux plats afin de coller les tissus ou papiers,
  4. un tube de colle claire spéciale abat-jour afin de coller le polyphane sur la carcasse,
  5. un ruban adhésif double-face qui permet de raccorder verticalement les abat-jour contrecollés,
  6. des houzeaux : il s’agit de grosses épingles utilisés par les tapissiers et qui permettent de fixer le tissu sur le plan de travail,
  7. un couteau de peintre qui permet de remborder les marges de tissu ou de papier autour des carcasses,
  8. un fer et une planche à repasser afin de préparer les tissus,
  9. de l’alcool à brûler afin de nettoyer les éventuels traits de crayons et les tâches de colle présentes sur le polyphane.

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Les abat-jour couture : les principes de base

Pour reconnaître un abat-jour couture, ce n’est pas sorcier, il suffit de regarder sa forme et son style, il est en effet constitué d’une carcasse spécifique et de tissu.

La carcasse

La carcasse représente la structure en métal qui forme l’ossature de l’abat-jour.

Une carcasse utilisée pour la confection d’un abat-jour couture doit être résistante car au moment de la couture du tissu, on va exercer une tension.

La carcasse d’un abat-jour couture doit donc comporter entre 4 et 8 branches.

Le tissu

Le tissu est le matériau qui permet d’habiller l’abat-jour couture. Le tissu pour la partie extérieure de l’abat-jour couture peut être froncé, tendu ou plissé. Le tissu que l’on retrouve sur la partie intérieure appelé également doublure permettra quant à lui à cacher les branches de la carcasse.

On retrouve également du tissu sur la partie haute de l’abat-jour couture qui permet de cacher les coutres, il s’agit le plus souvent d’un biais.

Enfin, ce qui donne l’aspect couture à l’abat-jour sont les finitions qui peuvent prendre plusieurs aspects : volants, bandes plissées, passepoils, frou-frou, passementerie, etc …

Les carcasses utilisées pour les abat-jour couture

  • Les carcasses droites qui sont constituées par deux formes géométriques identiques, reliées par des branches droites,
  • Les carcasses coniques qui sont les plus utilisées : la partie haute de la carcasse est plus étroite que la partie basse. Les carcasses coniques les plus classiques sont les modèles suivants : empire, chinois, marais et américain,
  • Les carcasses ovales qui sont constituées par deux ovales réunies par des branches droites, celui du haut étant plus étroit que celui du bas,
  • Les carcasses à pans coupés qui sont constituées comme leur nom l’indique de pans coupés et réunis par des branches droites,
  • Les pagodes qui se déclinent en trois modèles : à col, à bandeau et festonnées. Les pagodes ont la particularité d’avoir le haut légèrement plus petit que le bas et elles sont réunies par des branches concaves,
  • Les écrans : pour d’avantage de solidité, les écrans utilisés pour les abat-jour couture comportent plus de branches que ceux utilisés pour les abat-jour contrecollés.
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Abat-jour : les jeux de forme et les carcasses

Les carcasses correspondent au squelette de l’abat-jour. Ce sont les carcasses qui donnent la forme à l’abat-jour.

Les carcasses des abat-jour sont conçues et fabriquées dans des ateliers par ce que l’on appelle des « carcassiers ».

Réalisées en fil de fer cuivré sur la base de gabarits de tailles et de formes différentes, les carcasses sont assemblées par soudure.

Les carcasses des abat-jour peuvent exister brute ou peinte à la peinture traditionnelle ou époxy blanche, c’est-à-dire, cuite au four, ce qui les protège durablement de la rouille.

Les carcasses des abat-jour se classent suivant deux types : les jeux de forme et les carcasses à proprement parlé.

Les jeux de forme

Les jeux de forme sont constitués de deux éléments distincts. On peut trouver ces jeux de forme sous forme de cercle, de carré, de rectangle, d’ovale, d’hexagone, d’octogone, etc.

Les jeux de forme peuvent être de taille identique pour les formes droites ou de taille différente pour les formes coniques.

Les jeux de forme doivent être identifiés de la façon suivante :

  • L’élément du bas porte une rondelle ou une bague, adaptée au système électrique auquel il est destiné, on l’appelle l’élément « tête »,
  • L’élément du haut s’appelle l’élément « nu ».

Afin de maintenir ces deux éléments « tête » et « nu », il faut utiliser du Polyphane.

Les carcasses

Les carcasses ont un volume dont les deux éléments sont réunis par des branches droites ou galbées.

Il existe une grande variété de formes de carcasses que l’on peut classer par type.

Les carcasses à pans coupés droits : triangle, carré, rectangle, hexagone, octogone …

Les carcasses à pans coupés inclinés : pyramide carrée, rectangle incliné, octogone irrégulier …

Les carcasses à pans coupés galbés concaves (pagodes) : rond, carré, hexagone …

Les carcasses à pans coupés galbés convexes (dômes)

Les ½ carcasses ou appliques : ½ cylindre, à panneaux, à double courbure, Louis XV, en aplat, ovale inversé

Les carcasses avec éléments asymétriques : base carrée et sommet rond, base rectangle et sommet ovale

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Histoire de l’abat-jour

Le terme abat-jour, malgré qu’il soit toujours lié à l’éclairage et à une source de lumière, il revêt des significations différentes selon les situations.

L’abat-jour : source de lumière naturelle en architecture

En architecture, un abat-jour est une ouverture oblique dans un mur, qui permet de donner de la lumière à un lieu qui ne peut en recevoir que d’en haut, par exemple un soupirail pour une cave ou un sous-sol.

Il s’agit d’une ouverture percée obliquement dans un mur pour permettre un meilleur passage de la lumière.

Les fenêtres des églises sont d’ordinaire taillées en abat-jour. Il peut également s’agir un volet incliné ou d’une persienne que l’on pose à l’extérieur d’une fenêtre, d’une ouverture, pour la masquer ou la protéger du soleil.

Exemple d’un abat-jour d’une ancienne fenêtre de prison

Il en est fait mention dans certaines archives : « Ledit vestibule prend jour par un larmier de pierre de taille fait en abat-jour, d’environ deux pieds carrés » (Inventaire de 1’Archevêché de Lyon, 1731).

L’abat-jour : accessoire de diffusion de la lumière

Un abat-jour est un cadre ou un réflecteur généralement en papier ou en tissu fixé sur les douilles de laiton des ampoules électriques. L’abat-jour est souvent pourvu d’une armature en métal, que l’on place sur les lampes afin de rabattre ou adoucir la lumière.

Un abat-jour s’adapte aussi bien sur une lampe d’appoint que sur une lampe suspendue. Il peut avoir diverses formes : carré, conique, dôme, ovale, à pans coupés, tambour …

Les ancêtres de l’abat-jour furent l’écran de lumière et le garde-vue.

L’écran de lumière

Exemple d’écrans de lumière ou garde-vue du XIXe siècle

A gauche : écran de lumière ou garde-vue du XIXe siècle – tissu brodé monté sur pied – musée Perrin du Puycousin à Dijon

A droite : écran de lumière ou garde-vue du XIXe siècle – en papier utilisé à la main comme un éventail – musée Lesecq des Tournelles

Historiquement, il faut remonter à l’inventaire du roi Charles V (1338-1380), pour retrouver des traces des écrans de lumière. Dans cet inventaire, les écrans de lumière figuraient sous deux aspects :

  • Une petite lame de porcelaine, papier, métal, carton ou verre dépoli que l’on plaçait contre un appareil d’éclairage, pour empêcher la lumière de frapper directement les yeux,
  • Un simple panneau de tissu ou de papier, monté sur une armature plus ou moins ouvragée, coulissant sur une tige. Ce panneau devait protéger et du vent et de la gêne causée d’avantage par l’instabilité de la flamme des bougies qu’à son intensité.

Le garde-vue

Au XVIIIe siècle, les écrans de lumière prendront le nom de garde-vue et l’abat-jour conservera cette appellation jusqu’au début du XIXe siècle.

« Le livre journal de Lazare Duvaux », « le dictionnaire critique et raisonné des étiquettes de la cour » ainsi que les « annonces, affiches et avis divers »  y font référence régulièrement.

Le livre journal de Lazare Duvaux

Marchand-Bijoutier Ordinaire du Roy – Tome II

Pour retrouver la première description du garde-vue, il faut remonter à 1750.

Le garde-vue est indiqué à plusieurs reprises dans le Livre journal de Lazare Duvaux.

  • p.78  – 752.-Mme la Marq. de BRIGNOLLES : Un garde-vue de Saxe, monté en or moulu, avec des fleurs de Vincennes, 312 1
  • p.178  – nettoyé un garde-vue, 13 1(…)10 s. — Les ébénistes qui ont rétabli à neuf toutes les tables, commodes, tables de jeu, garde-robes, & une vieille commode dont une partie replaquée, 215 1
  • p.51 – Du 24. — Mme la Marq. de BEUVRON : Un chandelier de métier à reffort, avec le garde-vue dans son étui, 21 1
  • p.85 – un dessus de garde-vue en vert & or, payé à M. Martin, 12 1
  • p.54 – La garniture en argent de deux pots à pommade. — Un garde-vue (…) d’argent. — Le pied du coffre à tiroir, ferré en acier poli
  • p.55 – Du 18. — Mme la Ctesse de BISSY : Un grand chandelier à trois bobèches avec un garde-vue en entonnoir, 48 1
  • p.262 – 2301. — M. de MONTMARTEL : Un garde-vue de métier, 120 1. — Un gobelet à lait de Vincennes, 168 1
  • p.45 – Mme la Vteffe de ROCHECHOUART, douairière : Un garde-vue de bronze doré d’or moulu sur une figure de Saxe & fleurs de Vincennes, 156I
  • p.350 – 3044. — Mme la Princesse de TRIVULCI : Un garde-vue de porcelaine de Saxe, garni de branchages dorés d’or moulu, orné de fleurs de porcelaine, 192 1
  • p.355 – envoyé de Wirtemberg : Un garde-vue à réverbère de fer-blanc & son ressort pour recevoir la bougie, 24 1
  • p.358 – Du 4. — Mme la Princesse de TRIVULCI : Un cabaret la Chine à huit tasses, 21 1. — Un garde-vue à mettre sur la tête, 3 1
  • p.350 – 3044. — Mme la Princesse de TRIVULCI : Un garde-vue de porcelaine de Saxe, garni de branchages dorés d’or moulu, orné de fleurs de porcelaine, 192 1
  • p.355 – envoyé de Wirtemberg : Un garde-vue à réverbère de fer-blanc & son ressort pour recevoir la bougie, 24 1
  • p.358 – Du 4. — Mme la Princesse de TRIVULCI : Un cabaret la Chine à huit tasses, 21 1. — Un garde-vue à mettre sur la tête, 3 1

Le dictionnaire critique et raisonné des étiquettes de la cour

Dans le Dictionnaire critique et raisonné des étiquettes de la cour, des usages du monde, des amusements, des modes, des mœurs, etc, des François, depuis la mort de Louis XIII jusqu’à nos jours, contenant le tableau de la Cour, de la Société, et de la littérature du dix-huitième siècle, ou l’esprit des étiquettes et des usages anciens, comparés aux modernes, par Madame la Comtesse de Genlis, tome premier, page 310, il est fait mention du garde-vue.

« 310 DICTIONNAIRE LAMPES. —Depuis que les lampes sont à la mode, ce sont les jeunes gens qui portent des lunettes, et l’on ne trouve plus de bons yeux que parmi les vieillards, qui ont conservé l’habitude de lire et d’écrire avec une bougie voilée par un garde-vue. 1 i : On convient que les lampes sont pernicieuses pour les yeux, et que même leur odeur est dangereuse, surtout pour les nerfs ; mais qu’importent ces bagatelles, tant que l’on trouvera qu’une lampe a plus d’élégance qu’un beau flambeau! »

Les « Annonces, affiches et avis divers »

Extrait du 31 juillet 1760

Ce qui est intéressant dans cette annonce est que le Seigneur Marigner fait la publicité de ces objets en indiquant que les « nouvelles lampes » … « réunissent plus d’avantages que toutes celles qui ont été imaginées jusqu’à présent … » … et « on peut y adapter un garde-vue »,  tout en nous listant les différentes utilisations possibles de « ces nouvelles lampes économiques ». Elles « peuvent servir pour » … :

  • « pour la nuit, pour la table, le cabinet, les bureaux, cuisines, anti-chambres, offices, réfectoires … »,
  • « & généralement dans tous les lieux & dans tous les cas où l’on employe la bougie & la chandelle ».
Extrait du 25 février 1762

La naissance de l’abat-jour

La fin du XVIIe siècle semble la période durant laquelle a eu lieu l’invention de l’abat-jour. Nous pouvons retrouver l’objet sur une gravure de Nicolas II de Larmessin (1632-1694), qui représente un personnage en habit de ferblanquier.

Le ferblantier (anciennement ferblanquier) est celui qui fabrique ou qui vend des outils ou ustensiles en fer-blanc, souvent ménagers (tels que les casseroles, bassines, assiettes, lanternes…). Il s’agit d’objets en fer recouvert d’une fine couche d’étain.

Nicolas II de Larmessin – Habit de Ferblanquier

A partir du XVIIIe siècle, l’abat-jour le plus représentatif de cette période est sans nul doute la lampe bouillotte. Cette lampe doit son nom au fameux jeu de bouillotte, que l’on pratiquait à l’époque sur une table percée en son centre afin d’y accueillir la lampe et éclairer les joueurs.

La table bouillotte est une table volante et légère munie d’un plateau rond reposant sur une ceinture à tiroir et munie de quatre pieds droits.

Cette table de salon tire son nom du jeu appelé la « bouillotte » qui est une version ancienne du poker très à la mode à la fin du XVIIIe siècle. L’éclairage de la table était assuré par une lampe à abat-jour réglable appelée lampe bouillotte.

Nous avons un très bel exemplaire d’une lampe bouillotte répertorié dans l’inventaire du château de Versailles, rédigé en 1788. Dans cet inventaire, il est décrit dans le Salon des Jeux « une girandole à garde vue à trois branches de cuivre, tige cannelée, les branches et bassins à chapelets. 10 pouces (325mm) de haut de dessus les bobèches, le pied de 6 pouces (162mm) de diamètre».

Cette lampe bouillote présente un décor de cannelures et de perles, un abat-jour de tôle peinte à guirlandes de perles.

Les lampes bouillottes de la fin du XVIIIe sont relativement rares ; celle-ci présente en outre une ciselure et une dorure de grande qualité.