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La broderie s’invite à l’abbaye de Faremoutiers

La broderie est considéré comme un art de décoration et consiste à orner un tissu d’un motif. La broderie peut être réalisée de façon très simple mais peut également intégrer des matériaux autres que des fils et laine, comme des paillettes, des perles, des pierres précieuses …

On distingue trois grandes familles de broderie :

  • la broderie manuelle qui est réalisée à la main au moyen d’une aiguille ou d’un crochet,
  • la broderie semi-mécanique qui est réalisée au moyen d’une machine à broder,
  • la broderie industrielle qui elle est réalisée sur des machines à broder beaucoup plus imposante que l’on appelle machine à broder industrielle.

Cet été, l’atelier dusiegealabatjour.com a œuvré pour l’abbaye de Faremoutiers.

Afin de préparer les journées européennes du patrimoine, une cinquantaine de tabliers ont été brodés à l’effigie de l’abbaye et seront portés par les bénévoles qui préparent cet événement.

Dans le cadre de ces journées européennes du patrimoine, l’abbaye de Faremoutiers ouvre ses portes et vide ses greniers.

Cette manifestation aura lieu le samedi 19 septembre 2020, de 10h à 18h.

A cette occasion, sont programmés :

  • une visite guidée du parc,
  • une conférence historique,
  • un concert baroque à 17h30.

Vous aurez également accès à la boutique monastique, aux animations pour les enfants ainsi qu’à un service de restauration.

Pour d’avantages de renseignements :

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Les abat-jour couture : les principes de base

Pour reconnaître un abat-jour couture, ce n’est pas sorcier, il suffit de regarder sa forme et son style, il est en effet constitué d’une carcasse spécifique et de tissu.

La carcasse

La carcasse représente la structure en métal qui forme l’ossature de l’abat-jour.

Une carcasse utilisée pour la confection d’un abat-jour couture doit être résistante car au moment de la couture du tissu, on va exercer une tension.

La carcasse d’un abat-jour couture doit donc comporter entre 4 et 8 branches.

Le tissu

Le tissu est le matériau qui permet d’habiller l’abat-jour couture. Le tissu pour la partie extérieure de l’abat-jour couture peut être froncé, tendu ou plissé. Le tissu que l’on retrouve sur la partie intérieure appelé également doublure permettra quant à lui à cacher les branches de la carcasse.

On retrouve également du tissu sur la partie haute de l’abat-jour couture qui permet de cacher les coutres, il s’agit le plus souvent d’un biais.

Enfin, ce qui donne l’aspect couture à l’abat-jour sont les finitions qui peuvent prendre plusieurs aspects : volants, bandes plissées, passepoils, frou-frou, passementerie, etc …

Les carcasses utilisées pour les abat-jour couture

  • Les carcasses droites qui sont constituées par deux formes géométriques identiques, reliées par des branches droites,
  • Les carcasses coniques qui sont les plus utilisées : la partie haute de la carcasse est plus étroite que la partie basse. Les carcasses coniques les plus classiques sont les modèles suivants : empire, chinois, marais et américain,
  • Les carcasses ovales qui sont constituées par deux ovales réunies par des branches droites, celui du haut étant plus étroit que celui du bas,
  • Les carcasses à pans coupés qui sont constituées comme leur nom l’indique de pans coupés et réunis par des branches droites,
  • Les pagodes qui se déclinent en trois modèles : à col, à bandeau et festonnées. Les pagodes ont la particularité d’avoir le haut légèrement plus petit que le bas et elles sont réunies par des branches concaves,
  • Les écrans : pour d’avantage de solidité, les écrans utilisés pour les abat-jour couture comportent plus de branches que ceux utilisés pour les abat-jour contrecollés.
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Tapisserie siège – garniture traditionnelle – La couverture : étape 10

La toile blanche est recouverte d’une épaisseur de ouate, posée dans le sens chaîne (dans le sens de la profondeur du siège ou dans le sens de la hauteur du dossier) et amincie sur les bords conformément à la forme du siège pour éviter les sur-épaisseurs.

La ouate est posée lorsque la coupe du tissu est terminée pour éviter qu’elle ne se déplace et ne s’abîme au moment de l’étude de la disposition du tissu de couverture sur le siège.

La couverture est une opération délicate qui donne l’aspect définitif à un siège et demande donc du goût et du soin. Quelques précautions doivent être prises : avoir les mains propres, vérifier que le tissu ne présente pas de défaut (tâche, trou, fil tiré).

Cinq points sont primordiaux : le droit fil, le sens du tissu, le centrage des motifs, les diverses échancrures, les finitions.

Le droit fil

Pour le fond d’un siège comportant un dossier, le droit fil se situe : sur la ligne d’axe d’arrière en avant, sur le point le plus bombé de la garniture dans le sens transversal (à savoir à environ 1/3 de la profondeur du fond sur la devanture)

Pour le dossier, le droit fil se situe : sur l’axe de haut en bas, à la hauteur du motif ou un peu plus haut que le centre du dossier dans le sens transversal.

Le sens du tissu

dusiegealabatjour – le sens du tissu

Généralement, la chaîne d’un tissu se place dans le sens de la profondeur du fond d’un siège et dans le sens de la hauteur du dossier.

Dans le cas d’un tissu à motifs (fleurs, personnages, rayures), le tissu doit être placé de manière symétrique et équilibrée. Pour un velours, le sens des poils doit être dirigé vers le bas ou vers l’avant du siège.

Le centrage des motifs

Le centrage des motifs s’effectue en fonction d’une part de la forme du siège et d’autre part de l’importance des motifs. Il faut veiller aux effets de perspective, aux illusions d’optique… C’est pourquoi, un motif central sera placé légèrement en avant sur un fond et légèrement vers le haut sur un dossier (intérieur ou extérieur) par rapport à l’intersection des axes de symétrie.

Lorsque le tissu est à sa place définitive, les appoints sont multipliés avant de réaliser les échancrures.

Remarque : un tissu n’est pas posé sur la garniture mais tendu. Le contrôle de la tension se fait en appliquant fortement la paume des mains sur le dessus du tissu et en les rapprochant l’une de l’autre : aucun pli ne doit se former.

Les coutures de finition

Pour certaines finitions, les coins peuvent être cousus à points cachés avec du fil de lin et une aiguille courbe.

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Tapisserie siège -garniture traditionnelle – La mise en blanc : étape 9

La mise en blanc consiste à poser une toile blanche sur une piqûre de crin animal avant la pose du tissu de couverture. La mise en blanc permet d’obtenir une surface sans défauts à la forme définitive de la garniture, de préserver le tissu de couverture et d’ajuster avec précision les tissus au moment de la coupe.

La piqûre

La piqûre donne du bombé et davantage de moelleux à la garniture. La piqûre est constituée d’une couche homogène de crin animal finement cardé et maintenu sur la toile d’embourrure par des lacets tendus ou sans ampleur avec notamment un point à cheval sur l’axe.

Sur les côtés de la garniture et sur la devanture, notamment lorsque cette dernière est d’une hauteur relativement importante, une série de lacets tendus sous le bourrelet sera réalisée afin de placer une très légère piqûre de crin animal.

Lors de cette opération de piqûre, la répartition du crin est essentielle : on ne doit ni sentir les points de fond ni le creux du bourrelet.

La toile blanche

La mise en blanc peut se faire : à mi- feuillure, à mi-bois, sous la ceinture, cousue sur le bourrelet.

La toile blanche est appointée droit fil sur ses axes à l’aide de houseaux piqués sur le bourrelet ou appointée sur le bois avec des semences de 6.

On commence le travail par l’arrière du siège, on tend fortement et régulièrement la toile sur le devant puis sur les côtés.

La toile blanche est donc appointée ou clouée avec des semences de 3 sur la ceinture en exerçant une bonne tension latérale vers les angles pour éviter la formation de gouttières.

Le clouage de la toile blanche se fait

  1. dans un premier temps au niveau des taquets après avoir échancré et plié la toile
  2. sur un rempli intérieur au niveau des taquets
  3. à vif sur la ceinture ou sur les feuillures avec coupe de la toile blanche au ras des semences.

Dans les coins, le surplus de toile blanche doit être replié de façon à former des plis qui sont dirigés : vers les côtés pour la devanture, vers l’arrière pour les côtés, vers les côtés dans le haut du dossier, vers le bas pour les côtés d’un dossier.

Les angles ou les coins

La mise en blanc et la couverture se terminent toujours par les coins, ce qui permet de résorber les surplus de tissus.

Les coins se font toujours sur la devanture et sont orientés vers l’extérieur afin de rester invisibles lorsque le siège est vu de face. Le travail des coins se fait systématiquement en symétrie. Les angles en toile blanche se font à l’inverse de la pose de l’étoffe afin d’éviter les sur-épaisseurs de tissus.

  1. la toile blanche est tendue puis coupée à 2 cm de l’angle et clouée sur la tête de pied (pliure 1)
  2. la toile blanche est tendue puis coupée à 2 cm, elle est repliée et maintenue avec une semence de 3 (pliure 2)
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Tapisserie siège – garniture traditionnelle – Le piquage : étape 8

La garniture a sa forme définitive mais le crin est une matière malléable qui se tasse, il s’agit donc de consolider les bords afin qu’ils ne se déforment pas au fil du temps. Cette consolidation, appelée « piquage », englobe tous les points de ficelle qui, de passage en passage, vont raffermir les bords de la garniture en réalisant un « bourrelet » très dur sur la carre. Les séries de points vont donc connaître une progression dans leur serrage, pour finir aussi serré que possible.

Le piquage des angles

La quantité de crin doit être suffisante dans l’angle ou le coin.

La pointe supérieure du coin doit légèrement déborder l’aplomb de la garniture.

Pour tracer l’emplacement du piquage, mesurer la hauteur de l’angle et reporter cette mesure à l’horizontale le long des semences pour obtenir un angle de 45°.

Sur le dessus, tracer la bissectrice de l’angle du coin jusqu’au point de fond.

  • Commencer par l’un des côtés au ras des semences,
  • Remonter vers le point de fond et ressortir à 1 cm de celui-ci,
  • Faire un point puis descendre près du premier point,
  • Faire un nœud et repiquer dans le même trou pour rentrer le nœud,
  • Remonter, piquer et descendre de l’autre côté de l’angle,
  • Piquer ensuite d’un côté et de l’autre,
  • Poursuivre jusqu’à la pointe du coin et l’arrêter à l’extrémité,
  • Terminer sur la hauteur par un point de chaînette,
  • Réaliser un point de renfort sur la surface large de l’angle.

Le piquage du point droit

Presque toutes les formes de garniture nécessitent plusieurs rangs de points de piquage mais le nombre de rangs va varier en fonction de la hauteur de la garniture et des styles des sièges.

Ainsi, pour un siège Louis XV, deux points droits peuvent suffire alors qu’il peut être nécessaire d’en réaliser quatre à cinq pour un siège Empire. Généralement, les premiers rangs du piquage sont faits à points avant et le dernier en forme de bourrelet à points arrière noués.

Le piquage du point avant se fait en quinconce sur la hauteur et sur le dessus de la garniture.

Le piquage se réalise de gauche à droite pour un droitier et inversement pour un gaucher.

La première rangée de piquage se fait au ras des semences en commençant toujours le premier point contre le coin ou les taquets.On repère la longueur des points sur le dessus et sur la hauteur de la garniture en comptant le nombre de fils (environ 10) et en suivant le droit fil ou la parallèle à la forme du bois.

dusiegealabatjour – points avant

On commence le premier point contre le piquage du coin puis on suit le cheminement

1 – 2 – 3 – 4 (comme indiqué sur le schéma) avant de reprendre une série 5 – 6 – 7 – 8.

Les points doivent être serrés mais sans exagération et il convient de surveiller la régularité de la garniture lors de l’exécution du travail.

Le piquage se fait progressivement : on réalise une première rangée sur chaque côté puis la seconde rangée se fait en quinconce par rapport aux points de la première et ainsi de suite.

Le piquage du point arrière

Le point arrière termine la garniture et permet d’obtenir une ligne sans défauts.

Il se nomme également « point de bourrelet ».

La grosseur du bourrelet varie selon le style du siège.

Pour former un beau bourrelet, les points doivent être réguliers et fortement serrés. Ils sont de fait plus petits que les points avant (environ 5 fils).

Le piquage débute contre le coin ou les taquets en faisant un premier point serré par un nœud coulant avec une longueur de ficelle pas trop importante qui permet de la tirer en une seule fois

Le piquage se fait de gauche à droite pour un droitier et inversement pour un gaucher.

Le point en lame de couteau

Les garnitures de style Louis XVI, Directoire ou Empire peuvent nécessiter un travail plus façonné permettant d’obtenir une arête vive sur la carre du bourrelet. Pour ce faire, on réalise un point en lame de couteau (environ 3 fils). Ce point est assez délicat et nécessite de la minutie mais il permet une finition particulièrement nette. Il peut être utilisé également pour les angles.

dusiegealabatjour – point en lame de couteau

Le point dedans ou point perdu

Ce point est utilisé pour attirer le crin sur le bord de la garniture. Il est particulièrement approprié pour les dossiers (médaillons, dos Louis XV) et est utilisé pour les garnitures « en goutte de suif ». Le point perdu n’est pas apparent sur le dessus de la garniture.

  1. le carrelet est piqué au ras du rabattage puis est ressorti sur le dessus de la garniture à environ 2 cm plus loin que nécessaire pour la formation du bourrelet ; la ficelle et le carrelet sont dégagés ;
  2. le chas du carrelet est ensuite engagé et glissé entre les mêmes fils que la sortie de ficelle ; le carrelet est glissé chas en avant entre la toile et le crin puis est ressorti 3 à 4 cm plus loin ; la ficelle et le carrelet sont dégagés ;
  3. le carrelet est piqué pointe en avant entre les mêmes fils que la sortie de ficelle et est ressorti au ras du rabattage.
duisegealabatjour-point-dedans-ou-point-perdu
duisegealabatjour-point-dedans-ou-point-perdu
duisegealabatjour-point-dedans-ou-point-perdu

Le point échelle

Le point échelle est utilisé par nombre de tapissiers car il remplace deux points avant. Il permet ainsi de gagner beaucoup de temps mais il n’est pas très solide et déforme la toile au façonnage.

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Tapisserie siège – garniture traditionnelle – Le rabattage : étape 7

Le rabattage consiste à clouer définitivement la toile d’embourrure sur les chanfreins ou les feuillures en vérifiant la hauteur de la garniture et son aplomb.

Il s’agit d’une des étapes les plus délicates du garnissage car les erreurs réalisées lors de cette étape ne pourront être corrigées ultérieurement.

Les étapes du rabattage

  1. modeler le crin dans sa forme définitive tout en le tassant
  2. simuler le bourrelet en pinçant la garniture et la toile entre le pouce et l’index de manière à contrôler à l’aide d’une pige, qu’une fois réalisé, il se trouvera à l’aplomb désiré et à la bonne hauteur.

Le rabattage se réalise avec des semences de 6 pour les fonds et de 3 pour les dossiers en laissant un espace de 1 cm environ entre chacune d’elles.

Les semences sont enfoncées à plat sur le chanfrein en prenant suffisamment de fils (au moins 3) et parfaitement alignées entre elles sans dépasser du chanfrein pour éviter que la toile ne marque ou ne se déchire lors du piquage.

dusiegealabatjour – bon rabattage
dusiegealabatjour – mauvais rabattage

Ordre de réalisation

  1. rabattre la toile sur les chanfreins des taquets
  2. rabattre dans l’ordre : l’arrière, la devanture et les côtés du siège
  3. recarder et vérifier la quantité de crin au fur et à mesure que l’on rabat définitivement chaque côté
  4. tendre la toile vers les angles du siège tout en réglant la hauteur et en donnant la forme souhaitée

Pour chaque côté de rabattage, toujours commencer par la partie la plus haute de façon à pouvoir tendre latéralement la toile sans entraîner une déformation du droit fil.

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Tapisserie siège : garniture traditionnelle – Le point de fond : étape 6

Le point de fond est un piquage réalisé avec de la ficelle à piquer qui a pour but de maintenir et de régler le volume de crin entre la toile forte et la toile d’embourrure.

Le point de fond est situé au centre de la garniture. Il permet le rabattage en maintenant la toile d’embourrure en place pendant la réalisation de cette opération.

La première opération consiste à délimiter la surface sur laquelle ce point va agir, en veillant à ne pas trop s’approcher des bords réservés au piquage des points de bordure.

On matérialise l’aplomb de la ceinture à l’aide d’un carrelet double pointe : plaquer le carrelet contre le bois de la ceinture et le faire coulisser bien à plat vers le haut. A l’aide d’un mètre rigide posé sur la garniture, se mettre en butée sur le carrelet pour planter un houseau à la distance voulue (de l’ordre de 8 à 13 cm selon le type de siège). On réalise ainsi plusieurs mesures tout autour du siège que l’on matérialise par des houseaux, que l’on relie ensuite entre eux par un trait de craie blanche.

On positionne également quatre houseaux au centre du tracé selon la règle suivante :

  1. dans la profondeur, on mesure le plus grand écartement entre le trait de craie au fond du siège et le trait de craie à l’avant du siège ; on divise cette mesure en 3 et on positionne deux houseaux selon le schéma ci-dessous,
  2. on réitère l’opération dans la largeur.

Ce travail permet de délimiter précisément le centre de la garniture.

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Tapisserie siège : les différentes cordes du guindage

Les cordes (quelle que soit leur nature) sont fixées au milieu des traverses de la ceinture grâce à des semences clouées par deux et légèrement espacées (environ 5 mm) pour permettre le passage des cordes. Les semences sont seulement appointées.

Pour la longueur des cordes, prévoir le triple de la longueur de ceinture à ceinture en passant au dessus des ressorts de manière à anticiper sur les rappels et les nœuds.

Cordes de maintien

Ce sont les premières cordes d’un guindage qui permettent de maintenir et d’abaisser les ressorts ensemble, par rangée. Elles ne sont généralement pas nouées mais passées simplement autour des spires ou du pavillon supérieur de chaque ressort de manière à régler l’aplomb des ressorts, lorsqu’elles sont tendues. Les ressorts de la périphérie sont pris à la première spire intermédiaire extérieure puis ensuite sur le pavillon extérieur.

dusiegealabatjour – cordes du guindage

Cordes de rappel

Il s’agit de la partie de la corde de maintien restée flottante de part et d’autre de chaque rangée de ressorts. Elles règlent définitivement la hauteur des ressorts sur le pourtour. Elles sont nouées par un nœud simple sur chaque côté du pavillon supérieur en incluant la corde de maintien. Les cordes de rappel se raccordent par un nœud de cabestan sur l’extérieur du guindage et par un nœud plat à l’intérieur en incluant les cordes de maintien.

Cordes de maintien en V (selon les sièges)

Ce sont les cordes qui soutiennent les ressorts sur le pourtour d’un guindage et qui les empêchent de se déplacer ou de reculer. Elles permettent également de nouer les cordes de maintien au niveau des spires intermédiaires des ressorts. Elles se placent principalement sur la devanture et les côtés et beaucoup plus rarement à l’arrière. Elles sont nouées en faisant un nœud de « tête d’alouette ».

dusiegealabatjour – cordes du guindage 1

Cordes intermédiaires

Elles maintiennent les cordes de maintien et de rappel entre chaque rangée de ressorts. Elles permettent de combler les vides du guindage afin de soutenir la toile forte, d’éviter la formation de poches et créer ainsi une surface pleine. Elles sont nouées avec des nœuds simples et de préférence avec des nœuds de Cabestan.

Cordes de soutien servant de jonc (selon les sièges)

Elles sont placées autour du guindage pour empêcher les cordes de rappel de glisser sur le bord extérieur des pavillons supérieurs des ressorts. Elles soutiennent également la toile forte sur le pourtour du guindage. Elles se nouent avec un nœud de tête d’alouette entourant les rappels.

dusiegealabatjour – cordes du guindage 2

Cordes en V de taquets

Elles permettent de fixer les cordes de maintien et de rappel lorsqu’elles sont situées en face des taquets ou des consoles d’accotoirs sur lesquels il est impératif de ne pas clouer. Elles sont fixées sur les traverses de ceinture de chaque côté des taquets en faisant attention de ne pas être en contact avec ces derniers.

dusiegealabatjour – cordes du guindage 3

Les passages de cordes au niveau des ressorts

Lorsque la corde est bloquée à une première extrémité par la semence enfoncée, enrouler la partie de corde la plus courte sur la spire la plus proche puis monter au pavillon du ressort. Poursuivre sur les pavillons suivants jusqu’au dernier ressort et redescendre à la spire la plus proche au dessus de la ceinture du siège. Terminer en tendant et en fixant la corde. Le guindage se réalise dans un premier temps par les rangées dans la profondeur et dans un second temps par les rangées de la largeur du siège. Le dernier passage correspond aux rappels. Lors de ce passage, un nœud sera réalisé à chaque croisement d’une corde ou d’un pavillon.

dusiegealabatjour – cordes du guindage 4

La fixation des cordes autour des semences

Pour éviter l’usure prématurée de la corde voir son sectionnement, la partie de la corde qui travaille le plus (partie en tension) doit être isolée de la tête des semences par une partie de corde dite inerte (partie sans tension).

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Tapisserie siège : garniture traditionnelle – La mise en crin et l’emballage : étape 5

La mise en crin

Au préalable, le crin doit être étiré même s’il est vendu « cardé ». En effet, son conditionnement provoque un tassement inégal du produit. Le crin est donc ouvert et écarté pour lui redonner du volume afin de préparer des poignées de crin homogènes.

La poignée doit être de forme allongée pour pouvoir être prise à pleine main. Pour mettre la poignée en place, on passe par-dessus le lacet à garnir puis on glisse la main sous la ficelle et on enroule le crin autour du lacet de façon à obtenir une boule qui désormais ne peut plus sortir seule.

On termine l’opération en tirant fort sur la ficelle suivante pour bien plaquer le crin contre la toile forte. L’opération est réitérée sur chaque lacet.

Il est préconisé de commencer par la partie arrière en avançant progressivement vers l’avant pour finir sur la devanture qui nécessite un volume de crin plus important.

Lorsque tous les lacets sont garnis de crin, ce dernier est de nouveau cardé pour homogénéiser le volume et résorber bosses ou creux.

L’emballage

L’emballage consiste à emprisonner le crin dans une toile d’embourrure et à donner une première forme à la garniture. On prend la mesure de la toile sur le crin, sans appuyer, d’une ceinture à l’autre dans le sens de la profondeur et dans le sens de la largeur.

Pour faciliter la mise en toile, droit fil, on trace un axe perpendiculaire à la devanture en suivant le fil de la toile. La toile est ensuite appointée, en adéquation avec les axes de la ceinture, avec des semences de 6 ou 12 en commençant par l’arrière du siège puis l’avant et enfin les côtés.

L’emballage doit se faire en rempliant la toile entre le bois et le crin, en tassant le crin et en modelant le bord de la garniture en suivant le plus possible les formes du siège.

Point de vigilance : les semences ne sont pas fixées mais seulement appointées.

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Tapisserie siège : garniture traditionnelle – La toile forte et les lacets : étape 4

La toile forte

La toile forte placée sur le guindage sert à soutenir le crin et à l’isoler des ressorts. Elle doit pas être légèrement tendue sur les ressorts.

La coupe de la toile : la toile forte est coupée aux dimensions du châssis (d’un chanfrein à l’autre) + 10 cm en profondeur comme en largeur.

La pose de la toile : La toile est disposée sur les ressorts et centrée en adéquation avec le droit-fil.

Elle est appointée à plat sur le dessus des ceintures à l’aide de semences de 6. Le travail débute par l’arrière, puis par l’avant et se termine par les côtés. La toile forte est ensuite rempliée extérieurement et clouée.

La toile forte est cousue après chaque ressort par 4 points de ficelle noués pour rendre solidaires : ressorts et toile. Cette couture présente plusieurs qualités : elle évite le déplacement des ressorts, elle empêche le frottement et l’usure de la toile contre les ressorts.

La couture de la toile forte s’apparente fortement dans son cheminement à la couture des ressorts sur les sangles.

Les lacets

Les lacets sont des arceaux de ficelle à piquer positionnés à distance régulière en vue de recevoir et maintenir le crin en place. L’ampleur des lacets dépend du volume de la garniture souhaitée.

Les lacets sont réalisés en points arrière au carrelet courbe en partant de l’arrière droit de la ceinture du siège. Pour la réalisation des lacets, il convient de procéder en deux étapes : le pourtour du siège ou « ceinture » et les points intérieurs.

  • les lacets du pourtour se placent de 3 à 4 cm du bord de la ceinture pour que la garniture soit à l’aplomb,
  • les lacets intérieurs se placent parallèlement à la devanture et jamais perpendiculairement pour éviter le déplacement de la masse de crin vers l’arrière, sur deux ou trois rangées.

Les lacets sont toujours en nombre impair pour pouvoir placer une poignée de crin au centre et éviter ainsi une démarcation du milieu.

Point de vigilance : toujours positionner un lacet à cheval sur l’axe de la devanture à l’avant et à l’arrière.