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Tapisserie siège : garniture traditionnelle – Le guindage : étape 3

Le guindage

La garniture que l’on appelle « classique » est exécutée directement sur les sangles qui sont placées sur la partie supérieure de la traverse, sans utilisation de ressorts. A partir de 1830, pour gagner en confort, la solution se trouve dans l’adjonction de ressorts. Cette opération se nomme le guindage qui correspond à l’ensemble des cordes qui relient et maintiennent les ressorts entre eux.

Le guindage permet de réduire les ressorts en les abaissant à la hauteur désirée et dans une position propre à leur bon fonctionnement sans possibilité de déformation à l’usage tout en laissant la souplesse nécessaire au confort du siège.

Lorsque les ressorts sont guindés, ils perdent environ un tiers de leur hauteur. Les ressorts les plus couramment utilisés sont les ressorts biconiques en acier galvanisé.

La hauteur du guindage

Avant de commencer le guindage, il faut déterminer la hauteur que l’on souhaite obtenir tout en ayant en tête les deux points suivants : un ressort s’abaisse environ de 25% de sa hauteur, le point le plus haut du guindage fini se trouve à 2 ou 3 cm au dessus des taquets.

Une formule permet de calculer la hauteur du guindage : la partie la plus haute de la garniture au centre de la devanture. Il faut pour cela mesurer la hauteur des taquets à l’avant, puis à l’arrière et poser le calcul suivant selon notre exemple pour un fauteuil :

Hauteur des taquets à l’avant : 9,5 cm – Calcul du HR (Hauteur des Ressorts) = (9,5+3) x 4 / 3 = 16,67 cm.

Hauteur des taquets à l’arrière : 8 cm – Calcul du HR = (8+3) x 4 / 3 = 14,67 cm.

Le choix des ressorts est ensuite réalisé selon le tableau ci-dessous. Dans notre exemple, on choisira pour l’avant des ressorts « 6 tours » et pour l’arrière des ressorts « 5 tours ».

Hauteurs des ressortsRessorts – Nombre de tours
8 cm3 tours
11 cm4 tours
14 cm5 tours
17 cm6 tours
20 cm7 tours
dusiegealabatjour – guindage – choix des ressorts

L’emplacement des ressorts

L’emplacement des ressorts est très important, lors de leur pose, il faut veiller aux points de vigilance suivants :

  • les ressorts doivent être bien répartis afin de former une plate-forme et ne pas occasionner de vide qui généreraient à l’usage une déformation,
  • Les ressorts doivent être disposés de telle sorte qu’un espace soit réservé contre la ceinture pour placer le crin de la garniture,
  • Les ressorts doivent être « alignés » en profondeur et en largeur,
  • Les nœuds supérieurs des ressorts sont placés à 45° par rapport aux axes du pavillon pour ne pas provoquer une coupure des cordes dans le temps et sont orientés vers l’intérieur du siège pour préserver la toile des déchirures.
  • L’appui sur chaque ressort permet de vérifier que ce dernier ne touche ni les autres ressorts, ni la feuillure, ni les taquets.

Lorsque les ressorts sont positionnés, il faut tracer leur emplacement au crayon de manière à pouvoir les enlever et les bouger. Les ressorts sont ensuite cousus aux sangles avec une seul morceau de ficelle à piquer à 4 points, très solidement, de sorte que le ressort ne puisse plus tourner sur lui-même. Chaque point de ficelle prend le fil des pavillons inférieurs des ressorts en formant une boucle. Exemple sur un fauteuil.

Récapitulatif de la procédure de guindage

  1. Positionner les ressorts et les coudre,
  2. Préparer les cordes de maintien dont une partie servira de rappel (longueur : prévoir le triple de la longueur de ceinture à ceinture en passant au-dessus des ressorts de manière à anticiper sur les rappels et les nœuds),
  3. Clouer les cordes au tiers de leur longueur en face de chaque rangée de ressorts sur la traverse arrière et sur celle du côté,
  4. Utiliser la partie la plus courte de chaque corde pour maintenir les ressorts entre eux par rangée grâce à une passe simple en prenant soin d’enrouler les ressorts de manière adéquate selon leur position (1ère spire et pavillon pour le premier et le dernier ressort, pavillon haut pour les ressorts centraux),
  5. Réitérer l’opération sur toutes les cordes de maintien en réglant la hauteur et l’aplomb des ressorts lors de la tension,
  6. Préparer et fixer les cordes de soutien en V (si nécessaire),
  7. Passer les cordes de rappel en réglant la hauteur sur le pourtour avec les nœuds appropriés et en les raccordant entre elles,
  8. Passer les cordes intermédiaires,
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Tapisserie siège : garniture traditionnelle – Le sanglage : étape 2

Un sanglage est un procédé qui consiste à entrecroiser des sangles entre elles afin de former une plateforme rigide et solide et recevoir l’ensemble de la garniture. Cette deuxième étape du garnissage traditionnelle d’un pouf doit être réalisé avec beaucoup de soin, car c’est le sanglage qui supporte le poids de l’utilisateur.

Avant de démarrer votre sanglage, vous devez tracer, sous la ceinture, le milieu de son épaisseur puis trace l’axe du siège sur les traverses avant et arrière (procédé vu dans l’article : Garnissage siège traditionnelle – La préparation : étape 1 –https://dusiegealabatjour.com/2020/04/01/garniture-siege-traditionnelle-etape-1/)

Le sanglage débute toujours par la traverse arrière et les sangles sont réparties suivant l’axe du pouf. On doit en mettre un maximum de sangles afin qu’elles se touchent entre elles.

Comment poser les sangles ?

L’opération de pose des sangles consiste à replier la sangle sur elle-même pour obtenir un rebord d’environ 2 cm. On appelle celà un « rempli » qui peut être réalisé sur le dessus ou à l’extérieur de la traverse selon le modèle du siège.

Sanglage au départ : 5 semences

Puis deux semences sont placées à chaque extrémité de la sangle, une semence à chaque extrémité afin de maintenir la sangle en place. Une troisième semence est fixée au milieu des deux premières et enfin deux dernières semences posées entre chaque espace ainsi obtenu. Vous avez au total cinq semences.

Remarques : les pointes des semences doivent absolument être placées sur la ligne du milieu de la traverse afin d’éviter de fendre le bois et elles doivent être fixées à fond à la verticale afin d’obtenir un maximum de solidité.

Sanglage opération intermédiaire – arrivée avec tension : 4 semences

Afin de tendre la sangle, on utilise ce que l’on appelle un tire-sangle que l’on positionne sur le bois de la traverse opposée de façon à faire levier. La sangle ainsi maintenue est clouée à plat avec quatre semences tout en veillant à maintenir la tension avec le tire-sangle.

Sanglage final – rempli d’arrivée : 3 semences

Lorsque les quatre semences sont fixées, la sangle doit être coupée à 2 ou 3 cm derrière les semences afin d’obtenir une bande que l’on replie sur la sangle en la clouant avec trois semences que l’on placera sur les bords et aux endroits laissés libres par les quatre semences précédentes.

Cette opération doit être répétée pour les sangles suivantes.

Le sanglage doit ressembler à un damier.

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André-Jacob ROUBO (1739/1791) Menuisier et ébéniste français Partie I – Les sièges

André-Jacob Roubo est un menuisier et ébéniste français. Il est né en 1739 à Paris, ville au sein de laquelle, il est mort le 10 janvier 1791. André-Jacob Roubo est connu pour son ouvrage l’Art du Menuisier.

D’origine extrêmement modeste, André-Jacob Roubo est fils et petit-fils de compagnons menuisiers, il est devenu à son tour compagnon.

Elève de l’architecte Blondel, André-Jacob Roubo a reçu le titre de Maître en 1770 au titre de la parution en 1769 de la Première partie de l’Art du Menuisier. Le fait est exceptionnel car dans le compagnonnage, la Maîtrise s’obtient uniquement sur la base de la réalisation d’un chef-d’œuvre et jamais par la rédaction d’un travail.

André-Jacob Roubo est connu pour son ouvrage l’Art du Menuisier. Cet ouvrage, publié entre 1769 et 1782, représente un traité complet sur la menuiserie ainsi que tous les métiers associés.

En 1777, André-Jacob Roubo publie également la première partie d’un Traité de la construction des théâtres et des machines théâtrales.

L’art du menuisier publié entre 1769 et 1775

André-Jacob Roubo a publié l’Art du Menuisier entre 1769 et 1775. Son œuvre très détaillée sur le métier de menuisier est également agrémentée de planches qu’il a lui-même gravées. L’Art du Menuisier se divise de la façon suivante :

  • L’Art du Menuisier : partie 1 parue en 1769, planches numérotées de 1 à 50
  • L’Art du Menuisier : partie 2 parue en 1770, planches numérotées de 51 à 170
  • L’Art du Menuisier-Carrossier : partie 3 section 1 parue en 1771, planches numérotées de 171 à 221
  • L’Art du Menuisier en Meubles – partie 3 section 2 parue en 1772, planches numérotées de 222 à 276
  • L’Art du Menuisier Ebéniste – partie 3 section 3 parue en 1774, planches numérotées de 277 à 337
  • L’Art du Treillageur ou Menuiserie des Jardins – partie 4 parue en 1775, planches numérotées de 338 à 381
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Tapisserie siège : garniture traditionnelle – La préparation : étape 1

Cet article est consacré à la garniture siège traditionnelle. La première étape concerne la préparation du siège. Nous allons prendre comme support le pouf.

Le pouf peut revêtir différentes formes : carré, ronde, ovale ou rectangulaire.

Quelle que soit la forme de votre pouf, avant de démarrer sa garniture, il y a des opérations préalables à respecter. Elles sont au nombre de quatre, listées ci-dessous.

1. Vérifier la solidité et la stabilité de la carcasse

Que votre carcasse soit neuve ou usagée, il convient de vérifier sa solidité et sa stabilité. Pour celà, deux opérations à mener :

  • contrôler le collage des assemblages en faisant bouger les différents éléments du siège,
  • contrôler les taquets et les équerres en les tapotant légèrement avec un maillet en bois.

2. Protection du bois

Avant d’exécuter tout travail de garniture, il faut protéger les bois. Cette opération évite d’abîmer le bois lors de frottements ou de coups. Pour celà, il faut envelopper les pieds du siège dans des chutes de tissu et de fixer sous les pieds des petites plaquettes de bois ou des patins pour limiter l’usure à la base des pieds.

3. Préparation des chanfreins

Le chanfrein s’obtient en abattant la carre extérieure de la carcasse à 45°. Pour rappel, la carre correspond à l’arête d’un angle à 90°.

Le chanfrein est réalisé à l’aide d’une râpe sur une largeur de 5 à 6 mm.

Le chanfrein permet de recevoir et fixer les semences au moment du rabattage.

Afin d’être efficace, le chanfrein doit être réalisé de manière très régulière.

Le chanfrein doit être suffisamment large pour recevoir la têt de la semence.

4. Tracer les axes

La dernière étape consiste à tracer les axes de symétrie sur les traverses du siège. Durant toutes les étapes du garnissage, depuis le sanglage jusqu’à la finition, votre travail devra être réalisé de façon symétrique, de fait, le traçage des axes permettent une bonne répartition des sangles et des différentes toiles.

Attention à ne jamais tracer les axes sur les parties apparentes de la carcasse.

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Abat-jour : les jeux de forme et les carcasses

Les carcasses correspondent au squelette de l’abat-jour. Ce sont les carcasses qui donnent la forme à l’abat-jour.

Les carcasses des abat-jour sont conçues et fabriquées dans des ateliers par ce que l’on appelle des « carcassiers ».

Réalisées en fil de fer cuivré sur la base de gabarits de tailles et de formes différentes, les carcasses sont assemblées par soudure.

Les carcasses des abat-jour peuvent exister brute ou peinte à la peinture traditionnelle ou époxy blanche, c’est-à-dire, cuite au four, ce qui les protège durablement de la rouille.

Les carcasses des abat-jour se classent suivant deux types : les jeux de forme et les carcasses à proprement parlé.

Les jeux de forme

Les jeux de forme sont constitués de deux éléments distincts. On peut trouver ces jeux de forme sous forme de cercle, de carré, de rectangle, d’ovale, d’hexagone, d’octogone, etc.

Les jeux de forme peuvent être de taille identique pour les formes droites ou de taille différente pour les formes coniques.

Les jeux de forme doivent être identifiés de la façon suivante :

  • L’élément du bas porte une rondelle ou une bague, adaptée au système électrique auquel il est destiné, on l’appelle l’élément « tête »,
  • L’élément du haut s’appelle l’élément « nu ».

Afin de maintenir ces deux éléments « tête » et « nu », il faut utiliser du Polyphane.

Les carcasses

Les carcasses ont un volume dont les deux éléments sont réunis par des branches droites ou galbées.

Il existe une grande variété de formes de carcasses que l’on peut classer par type.

Les carcasses à pans coupés droits : triangle, carré, rectangle, hexagone, octogone …

Les carcasses à pans coupés inclinés : pyramide carrée, rectangle incliné, octogone irrégulier …

Les carcasses à pans coupés galbés concaves (pagodes) : rond, carré, hexagone …

Les carcasses à pans coupés galbés convexes (dômes)

Les ½ carcasses ou appliques : ½ cylindre, à panneaux, à double courbure, Louis XV, en aplat, ovale inversé

Les carcasses avec éléments asymétriques : base carrée et sommet rond, base rectangle et sommet ovale

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Histoire de l’abat-jour

Le terme abat-jour, malgré qu’il soit toujours lié à l’éclairage et à une source de lumière, il revêt des significations différentes selon les situations.

L’abat-jour : source de lumière naturelle en architecture

En architecture, un abat-jour est une ouverture oblique dans un mur, qui permet de donner de la lumière à un lieu qui ne peut en recevoir que d’en haut, par exemple un soupirail pour une cave ou un sous-sol.

Il s’agit d’une ouverture percée obliquement dans un mur pour permettre un meilleur passage de la lumière.

Les fenêtres des églises sont d’ordinaire taillées en abat-jour. Il peut également s’agir un volet incliné ou d’une persienne que l’on pose à l’extérieur d’une fenêtre, d’une ouverture, pour la masquer ou la protéger du soleil.

Exemple d’un abat-jour d’une ancienne fenêtre de prison

Il en est fait mention dans certaines archives : « Ledit vestibule prend jour par un larmier de pierre de taille fait en abat-jour, d’environ deux pieds carrés » (Inventaire de 1’Archevêché de Lyon, 1731).

L’abat-jour : accessoire de diffusion de la lumière

Un abat-jour est un cadre ou un réflecteur généralement en papier ou en tissu fixé sur les douilles de laiton des ampoules électriques. L’abat-jour est souvent pourvu d’une armature en métal, que l’on place sur les lampes afin de rabattre ou adoucir la lumière.

Un abat-jour s’adapte aussi bien sur une lampe d’appoint que sur une lampe suspendue. Il peut avoir diverses formes : carré, conique, dôme, ovale, à pans coupés, tambour …

Les ancêtres de l’abat-jour furent l’écran de lumière et le garde-vue.

L’écran de lumière

Exemple d’écrans de lumière ou garde-vue du XIXe siècle

A gauche : écran de lumière ou garde-vue du XIXe siècle – tissu brodé monté sur pied – musée Perrin du Puycousin à Dijon

A droite : écran de lumière ou garde-vue du XIXe siècle – en papier utilisé à la main comme un éventail – musée Lesecq des Tournelles

Historiquement, il faut remonter à l’inventaire du roi Charles V (1338-1380), pour retrouver des traces des écrans de lumière. Dans cet inventaire, les écrans de lumière figuraient sous deux aspects :

  • Une petite lame de porcelaine, papier, métal, carton ou verre dépoli que l’on plaçait contre un appareil d’éclairage, pour empêcher la lumière de frapper directement les yeux,
  • Un simple panneau de tissu ou de papier, monté sur une armature plus ou moins ouvragée, coulissant sur une tige. Ce panneau devait protéger et du vent et de la gêne causée d’avantage par l’instabilité de la flamme des bougies qu’à son intensité.

Le garde-vue

Au XVIIIe siècle, les écrans de lumière prendront le nom de garde-vue et l’abat-jour conservera cette appellation jusqu’au début du XIXe siècle.

« Le livre journal de Lazare Duvaux », « le dictionnaire critique et raisonné des étiquettes de la cour » ainsi que les « annonces, affiches et avis divers »  y font référence régulièrement.

Le livre journal de Lazare Duvaux

Marchand-Bijoutier Ordinaire du Roy – Tome II

Pour retrouver la première description du garde-vue, il faut remonter à 1750.

Le garde-vue est indiqué à plusieurs reprises dans le Livre journal de Lazare Duvaux.

  • p.78  – 752.-Mme la Marq. de BRIGNOLLES : Un garde-vue de Saxe, monté en or moulu, avec des fleurs de Vincennes, 312 1
  • p.178  – nettoyé un garde-vue, 13 1(…)10 s. — Les ébénistes qui ont rétabli à neuf toutes les tables, commodes, tables de jeu, garde-robes, & une vieille commode dont une partie replaquée, 215 1
  • p.51 – Du 24. — Mme la Marq. de BEUVRON : Un chandelier de métier à reffort, avec le garde-vue dans son étui, 21 1
  • p.85 – un dessus de garde-vue en vert & or, payé à M. Martin, 12 1
  • p.54 – La garniture en argent de deux pots à pommade. — Un garde-vue (…) d’argent. — Le pied du coffre à tiroir, ferré en acier poli
  • p.55 – Du 18. — Mme la Ctesse de BISSY : Un grand chandelier à trois bobèches avec un garde-vue en entonnoir, 48 1
  • p.262 – 2301. — M. de MONTMARTEL : Un garde-vue de métier, 120 1. — Un gobelet à lait de Vincennes, 168 1
  • p.45 – Mme la Vteffe de ROCHECHOUART, douairière : Un garde-vue de bronze doré d’or moulu sur une figure de Saxe & fleurs de Vincennes, 156I
  • p.350 – 3044. — Mme la Princesse de TRIVULCI : Un garde-vue de porcelaine de Saxe, garni de branchages dorés d’or moulu, orné de fleurs de porcelaine, 192 1
  • p.355 – envoyé de Wirtemberg : Un garde-vue à réverbère de fer-blanc & son ressort pour recevoir la bougie, 24 1
  • p.358 – Du 4. — Mme la Princesse de TRIVULCI : Un cabaret la Chine à huit tasses, 21 1. — Un garde-vue à mettre sur la tête, 3 1
  • p.350 – 3044. — Mme la Princesse de TRIVULCI : Un garde-vue de porcelaine de Saxe, garni de branchages dorés d’or moulu, orné de fleurs de porcelaine, 192 1
  • p.355 – envoyé de Wirtemberg : Un garde-vue à réverbère de fer-blanc & son ressort pour recevoir la bougie, 24 1
  • p.358 – Du 4. — Mme la Princesse de TRIVULCI : Un cabaret la Chine à huit tasses, 21 1. — Un garde-vue à mettre sur la tête, 3 1

Le dictionnaire critique et raisonné des étiquettes de la cour

Dans le Dictionnaire critique et raisonné des étiquettes de la cour, des usages du monde, des amusements, des modes, des mœurs, etc, des François, depuis la mort de Louis XIII jusqu’à nos jours, contenant le tableau de la Cour, de la Société, et de la littérature du dix-huitième siècle, ou l’esprit des étiquettes et des usages anciens, comparés aux modernes, par Madame la Comtesse de Genlis, tome premier, page 310, il est fait mention du garde-vue.

« 310 DICTIONNAIRE LAMPES. —Depuis que les lampes sont à la mode, ce sont les jeunes gens qui portent des lunettes, et l’on ne trouve plus de bons yeux que parmi les vieillards, qui ont conservé l’habitude de lire et d’écrire avec une bougie voilée par un garde-vue. 1 i : On convient que les lampes sont pernicieuses pour les yeux, et que même leur odeur est dangereuse, surtout pour les nerfs ; mais qu’importent ces bagatelles, tant que l’on trouvera qu’une lampe a plus d’élégance qu’un beau flambeau! »

Les « Annonces, affiches et avis divers »

Extrait du 31 juillet 1760

Ce qui est intéressant dans cette annonce est que le Seigneur Marigner fait la publicité de ces objets en indiquant que les « nouvelles lampes » … « réunissent plus d’avantages que toutes celles qui ont été imaginées jusqu’à présent … » … et « on peut y adapter un garde-vue »,  tout en nous listant les différentes utilisations possibles de « ces nouvelles lampes économiques ». Elles « peuvent servir pour » … :

  • « pour la nuit, pour la table, le cabinet, les bureaux, cuisines, anti-chambres, offices, réfectoires … »,
  • « & généralement dans tous les lieux & dans tous les cas où l’on employe la bougie & la chandelle ».
Extrait du 25 février 1762

La naissance de l’abat-jour

La fin du XVIIe siècle semble la période durant laquelle a eu lieu l’invention de l’abat-jour. Nous pouvons retrouver l’objet sur une gravure de Nicolas II de Larmessin (1632-1694), qui représente un personnage en habit de ferblanquier.

Le ferblantier (anciennement ferblanquier) est celui qui fabrique ou qui vend des outils ou ustensiles en fer-blanc, souvent ménagers (tels que les casseroles, bassines, assiettes, lanternes…). Il s’agit d’objets en fer recouvert d’une fine couche d’étain.

Nicolas II de Larmessin – Habit de Ferblanquier

A partir du XVIIIe siècle, l’abat-jour le plus représentatif de cette période est sans nul doute la lampe bouillotte. Cette lampe doit son nom au fameux jeu de bouillotte, que l’on pratiquait à l’époque sur une table percée en son centre afin d’y accueillir la lampe et éclairer les joueurs.

La table bouillotte est une table volante et légère munie d’un plateau rond reposant sur une ceinture à tiroir et munie de quatre pieds droits.

Cette table de salon tire son nom du jeu appelé la « bouillotte » qui est une version ancienne du poker très à la mode à la fin du XVIIIe siècle. L’éclairage de la table était assuré par une lampe à abat-jour réglable appelée lampe bouillotte.

Nous avons un très bel exemplaire d’une lampe bouillotte répertorié dans l’inventaire du château de Versailles, rédigé en 1788. Dans cet inventaire, il est décrit dans le Salon des Jeux « une girandole à garde vue à trois branches de cuivre, tige cannelée, les branches et bassins à chapelets. 10 pouces (325mm) de haut de dessus les bobèches, le pied de 6 pouces (162mm) de diamètre».

Cette lampe bouillote présente un décor de cannelures et de perles, un abat-jour de tôle peinte à guirlandes de perles.

Les lampes bouillottes de la fin du XVIIIe sont relativement rares ; celle-ci présente en outre une ciselure et une dorure de grande qualité.

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Nicolas II de Larmessin

Nicolas II de Larmessin est né en 1632 et il est mort en 1694. C’est un graveur et éditeur français qui était installé à Paris à l’enseigne de La Pomme d’Or.

Nicolas II de Larmessin est principalement connu pour ses estampes représentant les rois de France, depuis Pharamond jusqu’à Louis XIV, les reines de France et plusieurs papes.

Fils d’un marchand libraire également prénommé Nicolas, il est le frère ainé de Nicolas III. Il fut l’apprenti du graveur et marchand d’estampes Jean Mathieu, puis il épousa Marie Bertrand.

Marie Bertrand était la fille de l’imprimeur,  l’éditeur et le marchand d’estampes Pierre Bertrand.

Nicolas II de Larmessin reprit l’enseigne de son beau-père, La Pomme d’Or, située rue Saint Jacques à Paris et il devint lui-même éditeur.

Ses œuvres les plus représentatives sont des planches connues sous le nom des Costumes grotesques, représentant chacune un métier différent.

Nicolas II de Larmessin a réalisé une série de 97 gravures représentants des personnages de l’époque composés des outils et des productions de leurs métiers.

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Dictionnaire des tissus

Metier-tisser.png

A

  • Alepine : étoffe de soie et de laine, que l’on fabriquait à Alep

B

  • Balassor : sorte d’étoffe que l’on fabrique aux Indes Orientales avec des écorces d’arbres
  • Barrutines : soies qui viennent de Perse
  • Basin : espèce de toile fabriquée avec du fil de coton
  • Batinome : toile qui se fabrique en Egypte
  • Batiste : espèce de toile très fine
  • Bebi : sorte de toile qui se fabrique à Alep
  • Bélédine : soie que l’on tire des Indes Orientales
  • Bergame : du nom de la ville d’Italie d’où elle est originaire, tapisserie grossière faite avec différentes matières
  • Blonde : espèce de dentelle
  • Bouracan : grosse étoffe de laine en poil de chèvre.

Le bouracanier utilise cette étoffe pour fabriquer des manteaux, des couvre-pieds, des culottes, des bonnets,…

C

  • Cabessa : soie des Indes Orientales
  • Cachioura : toile de coton des Indes
  • Cachemire : tissu très fin fait avec le poil des chèvres ou des moutons du petit Tibet
  • Caffart : étoffe dont la trame n’est pas de soie et qui imite le damas
  • Calicot : toile de coton tissée sur un métier de tisserand à 2 marches
  • Calmouk : étoffe de laine
  • Calquier : taffetas que l’on fabrique dans les Indes
  • Cambaye : toile de coton que l’on fabrique à Madras
  • Camboulas : étoffe de fil et de laine qui se fabrique en Provence
  • Cambrai : toile blanche que l’on fabrique à Cambrai, dans le Nord-Pas-de-Calais
  • Cambrasine : toile fine d’Egypte
  • Camelin ou Camélin : drap de laine fine, à double face, primitivement fait de poils de chameau ou de chèvre, mêlés de laine et de soie.
  • Camelot : étoffe non croisée que l’on fabrique sur un métier à 2 marches
  • Camelotine : étoffe mêlée de poil et de fleuret (espèce de fil fait de la matière la plus grossière de la soie)
  • Camoiard : étoffe faite avec le poil de chèvres sauvages
  • Cancanias : étoffe de soie rayée à chainette que l’on fabrique dans les Indes
  • Cangette : petite serge que l’on fabrique à Caen
  • Cannelé : étoffe de soie fabriqué en cannelure
  • Canque : toile de coton avec lequel les chinois fabriquent leur chemise
  • Capiton : soie grossière
  • Cardouzile : sorte d’étoffe de laine
  • Carrelé : étoffe de soie dont la chaîne et le poil sont de 40 portées et sont montées comme le gros de Tours sur quatre lisses lever et quatre de rabat
  • Casimir : étoffe de laine croisée, fine et légère
  • Castagnette : étoffe de soie, de laine ou de fils croisés des deux côtés
  • Castorine : étoffe faite avec des poils de castor
  • Chabnam : mousseline fabriquée en Inde
  • Chacar : toile de coton à carreaux venant de surate
  • Chenille : tissu de soie velouté, qui imite la chenille, dont on se sert dans les broderies et dans d’autres ornements
  • Chint : toile qui se fabrique dans les Indes
  • Chuquelas : étoffe de soie et de coton à grandes et petites raies que l’on fabrique dans les Indes Orientales
  • Cirsakas : étoffe de soie et de coton qui se fabrique aux Indes
  • Clisson : toile de lin fabriquée en Bretagne, à Morlaix
  • Cordelat : étoffe de laine fabriquée à Albi, en Midi-Pyrénées
  • Cossas : mousselines très fines qui nous viennent des Indes Orientales
  • Cotonnine : toile faite de gros coton avec laquelle on fait des voiles pour les galères
  • Cotepalis : étoffe légère, de soie et de poil de chèvre
  • Coutil : étoffe faite de fil de chanvre ou de lin, qui est lissée & fort pressée, propre pour faire des lits de plume
  • Crêpe : étoffe claire, légère et comme frisée, faite de laine fine ou de soie crue et gommée
  • Crées : sorte de toile que l’on fabrique à Morlaix et dans ses environs, notamment dans la partie Est du Haut Léon
  • Cretonne : toile blanche très-forte

D

  • Damas : étoffe de soie à fleurs, ainsi nommée, parce que la manufacture en est venue de Damas
  • Damasquette : étoffe de soie fabriquée à Venise
  • Demi-Hollande : toile que l’on fabrique en Picardie
  • Demitte : toile de coton qui vient de Smyrne
  • Dentelle : sorte de tissu léger qui se fait avec du fil de lin, de soie, d’or ou d’argent…
  • Dongris : sorte de toile de coton que l’on fabrique dans les Indes
  • Doulebsais : toile qui se fabrique dans les Indes
  • Drap : étoffe résistante de laine (pure ou mêlée à d’autres matières propres à l’ourdissage) dont les fibres sont feutrées (foulage) et le tissu est lainé.
  • Drapade : Serge que l’on fabrique à Sommières en Languedoc-Roussillon
  • Droguet : étoffe faite ordinairement de laine & de fil, fabriquée en Poitou

E

  • Escamette : toile de coton du Levant.

F

  • Failles : Etoffe de soie à gros grain qu’on fabrique dans les Flandres pour former les grandes voiles que portaient les Flamandes
  • Ferline : étoffe anglaise
  • Filin : espèce de serge que l’on fabrique dans la région d’Orléans (région Centre)
  • Finettes : draperies légères en Laine, spécialité du Dauphiné
  • Flanelle : étoffe légère à tissu simple ou croisé fabriquée avec du fil de laine peignée ou cardée
  • Florence : taffetas léger
  • Florentine : étoffe de soie ou satin façonné
  • Flotte : toile de coton des Indes orientales
  • Frange : tissu d’où pendent des filets dont on se sert pour l’ornement dans les meubles
  • Frise : toile fabriquée en Hollande
  • Futaine : étoffe dans la chaîne est en fil et la trame en coton

G

  • Garas : toile de coton fabriqué à Surate
  • Gingas : toile à carreaux en fil bleu et blanc, dont on faisait des matelas et chemise de matelots, fabriquée surtout en Basse-Normandie
  • Gorgonelle : toile que l’on fabrique en Hollande
  • Grenadine : soie qu’on emploie dans la fabrication de la dentelle noire

H – I – J – K

  • Horipal : toile des Indes
  • Indienne : Toile peinte aux Indes
  • Jannequin : coton tissé du levant
  • Kelsch d’Alsace : tissu de lin, coton ou métis, constitué de fils teintés au préalable (souvent en bleu ou en rouge). D’abord utilisé pour du linge de lit, il a ensuite servi pour confectionner du linge de maisons (rideaux d’alcôve, nappes).

L

  • Lainerie : toute sorte d’étoffe de laine
  • Lanille : petite étoffe de laine que l’on fabrique dans les Flandres
  • Lingette : petite serge
  • Linon : toile de lin déliée et claire

M

  • Madras : Étoffe dont la chaîne est de soie et la trame de coton, fabriqué à l’origine à Madras (Inde)
  • Madrenague : toile dont la chaîne est en coton et la trame de fil de palmier
  • Masulipatan : toile de coton des Indes qui est très fine, elle s’emploie ordinairement en mouchoirs.
  • Moire : étoffe de soie, au grain fort serré
  • Moline : Laine que l’on fait en Espagne
  • Molleton : étoffe de laine ou de coton tissée lisse ou croisée dont on fait les doublures, des caleçons, des enveloppes de matelas
  • Mousseline : toile de coton, très fine qu’on faisait autrefois à Mosul (Turquie)
  • Mousselinette : toile légère de coton mélangé

N – O

  • Nankin : toile de coton naturellement jaune qui se fabrique au Nankin
  • Nerinde : Taffetas que l’on fabrique en Inde
  • Noyale : toile de chanvre écrue et serrée dont on se sert pour les voiles
  • Organsin : Soie la plus légère

P – Q

  • Padou : ruban dont la chaîne est un fil de lin ou de chanvre assez fin et la trame en soie et souvent en bourre-de-soie
  • Pagnon : sorte de drap très noir, très fin, qui porte le nom de celui qui le fabrique à Sedan
  • Panne : étoffe veloutée ordinairement en laine qui se fabrique comme le velours
  • Picotte : étoffe de laine
  • Pinchina : étoffe de laine, espèce de drap
  • Piqué : étoffe de coton formée de deux tissus, l’un fin, l’autre plus gros, qui sont appliqués l’un sur l’autre et unis par des points rangés ordinairement en losange
  • Plaindin : sorte de serge qui se fabrique en Ecosse
  • Platille : toile de lin blanche que l’on fabrique en France
  • Plumette : étoffe de laine
  • Plutois : étoffe de coton qui se fabrique en Normandie
  • Popeline : tissu très serré, à base de cotons soyeux, où le nombre de fils de chaîne est le double de celui d’une toile. Celle d’Alsace a été labellisée en 1952 sous le nom de P.A.V. (Popeline d’Alsace Véritable).
  • Prunelle : étoffe de laine ou de soie
  • Quarantain : drap de 4000 fils en chaîne
  • Quinette : camelot de laine, fabriqué en Normandie

R

  • Ratine : étoffe de laine
  • Rondelettes : toile à voiles que l’on fabrique en Bretagne, à Morlaix
  • Rosaonnes : toiles blanches de lin fabriquées en Bretagne, également à Morlaix

S

  • Samis : sorte d’étoffe que l’on fabrique à Venise
  • Sanas : toile que l’on fabrique en Inde
  • Santaline : étoffe que l’on fabrique à Venise
  • Sardis : Etoffes qui se fabriquent en Bourgogne (Bourg-en-Bresse, Cluny, Mâcon, Montluel, Pondevaux)
  • Satin : soie plate et fine douce moelleuse et lustrée
  • Satinade : étoffe de soie qui imite le satin
  • Sayette : étoffe de laine mêlée de soie qui se fabrique à Amiens, en Picardie
  • Schite : toile de coton qui se fabrique dans les indes
  • Sedan : drap qui se fabrique à Sedan
  • Seizan : drap dont la chaîne est composée de seize cents fils
  • Sempiterne : Espèce d’étoffe de laine croisée
  • Sempiterne croisée : étoffe fabriquée à Beauvais, en Picardie
  • Serge : tissu à base de laine tissée, mais aussi tissu avec 3 armures de tissage différentes, ce qui lui donne un aspect de côte oblique
  • Siamoise : étoffe de fil et coton imitée des toiles que l’on fabriquait à Siam, étoffe rayée et à carreaux
  • Soie Grège : Soie quand elle est tirée de dessus le cocon, elle est utilisée pour la fabrication des étoffes, les gazes, les rubans
  • Sommières : étoffes de laine plus lâche que le serge, elle se fabrique dans la ville du même nom, en Languedoc

T

  • Taffetas : Étoffe de soie unie et brillante
  • Tarlatane : espèce de mousseline extrêmement claire et légère
  • Tartan : étoffe de laine à grand carreau rouge, vert, bleu, brun fabriqué en Ecosse
  • Toile : tissu fait de fils de lin, de chanvre ou de coton entrelacés dont les uns sont appelés fil de chaîne, et les autres fil de trame
  • Tourangette : petite serge que l’on fabrique dans le Loiret, région Centre

V

  • Velours : Étoffe de soie à poil court et serré
  • Velours à 3 ou 4 poils : Velours dont la trame est de trois fils de soie ou de quatre fils de soie.
  • Vestipoline : Étoffe de laine qu’on fabrique à Beauvais, en Picardie
  • Vichy : tissu en coton, représentant des carreaux obtenus par un tissage de fils teints, répartis à intervalles réguliers.
  • Vigan : drap grossier qui se fabrique à Vigan, région Languedoc-Roussillon
  • Villan : sorte de coton venant d’Alep
  • Vingtain : Se dit d’un drap dont la trame est composée de vingt fois cent fils, c’est-à-dire 2000 que l’on fabriquait en Languedoc et en Provence
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Tapisserie siège : Mémo 7

Informations issues des annales du CAP Tapisserie d’Ameublement Siège

  • Vous devez réaliser un sanglage. Expliquez son rôle.

Le sanglage consiste à positionner et à fixer les sangles sur l’assise et le dossier du siège.
Les sangles doivent être très solidement ancrées sur la carcasse et parfaitement tendues, afin de déterminer la fermeté de l’assise.

  • Les sièges peuvent avoir deux types de sanglage. Lesquels ?

Le sanglage en plein et le sanglage à claire-voie

  • À l’aide de la photo ci-contre, donnez les noms des différents noeuds ou passage du guindage. Le 1er passage de corde : boucle simple. Le 2ème passage de corde (2 réponses attendues): noeud plat et noeud de cabestan
  • En tapisserie, il existe différents types de toile de jute. Nommez- les.

La toile forte et la toile d’embourrure

  • Expliquez où vous les placez sur un siège. (2 réponses attendues).

Avant de procéder à l’emballage de la garniture, on met en place sur le guindage fini une toile forte clouée sur le dessus des traverses. Cette dernière est cousue sur les ressorts en prenant les pavillons avec quatre points de ficelle pour chacun d’eux. La toile forte se pose et ne se tend jamais.

  • Pour garnir un siège en méthode traditionnelle, quel crin connaissez-vous ? (Minimum 2 réponses attendues)

Le crin végétal ou vego pour le garnissage puis le crin animal plus coûteux que l’on utilisera pour la piqûre en crin avant la mise en blanc.

  • Vous devez réaliser une mise en crin pour un fond de fauteuil. Quel crin utilisez-vous et à l’aide de quoi ce crin sera-t-il maintenu sur ce fond ?

Pour réaliser une mise en crin pour un fond de fauteuil, le crin utilisé sera du crin végétal. Il s’agit d’une matière fibreuse issue de l’alpha ou du palmier nain. Afin de maintenir le crin sur le fond, on procédera à l’emballage. L’emballage consiste à envelopper le crin végétal d’une manière assez « serrée » à l’aide d’une toile, appelée toile d’embourrure. La toile d’embourrure est beaucoup plus fine que la toile forte.

  • Pour harmoniser et unifier le crin avant emballage, le tapissier réalise un geste technique. Lequel ?

Pour harmoniser et unifier le crin avant emballage, le tapissier réalise ce que l’on appelle le cardage. Le cardage consiste à démêler et aérer les fibres du crin.

  • Nommez les différents piquages que vous pouvez identifier sur l’image. Indiquez également quel type de semence est utilisé pour le rabattage.

Au centre, on peut observer le point de fond, puis le premier et le deuxième point de piquage en point droit et enfin le bourrelet. Le bourrelet se fait à point arrière et noué.

  • Indiquez quelle étape de réalisation se fait après celle figurant sur la photo ci-dessus

Il s’agit de la piqûre de crin animal : on dispose des lacets et on carde le crin de façon à le mettre en place. Le crin animal doit former une couche homogène pour donner le bombé nécessaire, il permet en outre de faire disparaître les éventuelles imperfections dues aux précédentes opérations.

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Tapisserie siège : Mémo 6

Informations issues des annales du CAP Tapisserie d’Ameublement Siège

Deux types de sanglage

Le sanglage à clair-voie : les sangles sont espacées

Le sanglage en plein : les sangles se touchent

Le guindage

Les différents noeuds d’un guindage sont les suivants :

  1. le noeud simple
  2. le noeud plat
  3. le noeud de cabestan

Les échancrures

Échancrure d’angle simple en V

Échancrure de face ou en Y

Les différents points de piquage

  1. le point de fond
  2. le point échelle
  3. le point avant
  4. le point de bourrelet
  5. le point perdu